Grossesse et VIH

Vous êtes enceinte et vous êtes séropositive au VIH ?

Vous êtes séropositive au VIH et vous avez un désir d’enfant ?

Vous découvrez votre séropositivité au VIH pendant votre grossesse ?

Ce qu’il faut savoir :

  • Les équipes soignantes des trois hôpitaux du littoral sont compétentes pour votre prise en charge, avec des équipes spécialisées et aguerries pour votre suivi : médecins spécialistes, gynécologues, pédiatres, infirmières, psychologues, médiateurs en santé, assistantes sociales… forment un réseau de soignants hospitaliers pour vous accompagner. Ces équipes travaillent aussi avec un réseau de soignants extrahospitaliers, dont votre médecin traitant, pour assurer votre suivi en complément et partenariat
  • Vous avez un désir de grossesse : n’attendez pas ! Rapprochez-vous de votre médecin traitant, votre équipe hospitalière de soignants, ou tout autre soignant avec qui vous vous sentez en confiance : parlez-en ! Le suivi et l’accompagnement d’une femme infectée par le VIH ayant un désir de grossesse est très important : préparer ce projet dans de bonnes conditions avec des traitements adaptés vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté pour vous permettre de tomber enceinte, de mener une grossesse en bonne santé et de donner naissance à votre bébé sans risque de transmettre l’infection
  • Vous êtes séropositive au vih et votre compagnon ne l’est pas ? Ou l’inverse ? Oui, vous pouvez avoir un projet de parentalité sans risque de transmettre l’infection. Vous faites partie des couples « sérodiscordants ». Les progrès de ces dernières années ont permis de mettre au point des traitements bien tolérés et très efficaces pour contrôler la quantité de virus dans le sang et les sécrétions sexuelles : le virus devient « indétectable ». Et de nombreuses études montrent qu’il n’y pas de risque de transmettre le virus à son compagnon ou sa compagne lorsque le virus est indétectable pendant plusieurs mois. Ainsi en Guyane, des bébés sont nés en bonne santé de parents « sérodiscordants »
  • Vous avez peur de transmettre le virus à votre bébé ? Cette peur est compréhensible. Parlez-en à vos soignants. Aujourd’hui, une grossesse bien suivie avec des traitements adaptés permet la naissance de bébés en bonne santé : le risque de transmettre l’infection est quasi-nul. De plus, la majorité des bébés naissent par « voie basse », la césarienne étant devenue une indication rare, souvent réalisée dans des contextes d’urgence.

Lien utile :

Les violences faites aux femmes

Les violences touchent toutes les femmes, de tout âge, de toute origine, de toute catégorie socioprofessionnelle, de toute culture et religion, de toute orientation sexuelle.

 

Les violences sont généralement classées en plusieurs catégories (ci-dessous) mais il faut savoir que les violences psychologiques précèdent quasiment tous les autres types de violences et qu’elles sont les plus difficiles à identifier…

 

Toutes les violences sont punies par la loi et vous pouvez être protégée vous, et vos enfants.

LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

intimidations, humiliations, harcèlement, dévalorisations, chantages affectifs, chantage au suicide, interdiction de fréquenter des amis et/ou la famille, contrôle des sorties…

Exemples :

« Mon partenaire me donne l’impression que je fais toujours tout de travers. »

« Il n’aime pas ma façon de cuisiner, de nettoyer, de m’habiller, de faire l’amour ou de me comporter en public. »

« Il dit que si jamais je le quitte, il se tuera et ce sera de ma faute. »

« Il m’accuse d’avoir des amants. »


LA VIOLENCE VERBALE

insultes et/ou menaces à l’oral comme à l’écrit, propos racistes et/ou sexistes, critiques négatives envers l’autre et/ou la famille, les amis, paroles blessantes et rabaissantes…

Exemples :

« Il me traite de noms comme imbécile, putain, connasse, chienne… »

« Il me dit qu’il m’aime puis me traite de mauvaise mère, de mauvaise femme… »

« Il me dit que je ne m’en sortirai jamais seule »


LA VIOLENCE SEXUELLE

un viol (y compris : pénétration anale, vaginale, avec les doigts, des objets), des pratiques sexuelles imposées sous la menace, la peur, la contrainte, le chantage… des attouchements sur les seins, les fesses, le sexe… mais aussi la pression subie pour faire ou refuser une IVG ; le refus imposé d’un moyen de contraception ; l’obligation de regarder et/ou reproduire des vidéos pornographiques etc.

Exemples :

« Il insiste pour faire avec moi des actes sexuels qui me rendent mal à l’aise ».

« Il me force à avoir des relations sexuelles avec d’autres. »

« Il m’oblige à avoir des rapports sexuels »

« Il me force à regarder des vidéos pornographiques »


LA VIOLENCE ECONOMIQUE

contrôle des dépenses, des moyens de paiement, interdiction de travailler, création de dettes…

Exemples :

« Il fait les courses pour m’éviter de sortir. »

« Il gère mon salaire. »

« Il me dit que je n’aurai jamais besoin de travailler parce qu’il a décidé de prendre soin de moi. »

« Il me donne de l’argent pour aller faire des courses mais je n’ai pas accès à notre compte bancaire ou à une carte bleue ».

« Il touche la CAF pour les enfants mais ne me reverse rien »


LA VIOLENCE ADMINISTRATIVE

vol ou destructions de documents (carte nationale d’identité, carte vitale, passeport, livret de famille, carnet de santé, diplôme...) de la victime et/ou de l’enfant, refus de donner certains papiers, justificatif, obstruction à la régularisation…

Exemples :

« Il refuse de me donner le passeport des enfants »

« Il a déchiré, brûlé, caché mon passeport / ma carte d’identité »

« Il refuse de reconnaitre notre enfant »

« Je ne connais aucun mot de passe pour avoir accès à mes comptes en ligne : banque, assurance, CAF, Pôle Emploi… »


LA CYBERVIOLENCE

harcèlement via Internet, dans un cadre privé (messages privés) ou public (forum, compte fisha, blog, page des réseaux sociaux…). Publication et diffusion de photos, vidéos sans accord, propos dégradants et humiliants tenus en ligne, pression pour envoyer des « nudes », diffusion de messages privés…

Exemples :

« Il a diffusé des photos de moi nue, sans me demander mon avis et sans me prévenir »

« Il a installé un logiciel sur mon portable pour savoir où je suis à longueur de temps »

« Il répond à mes messages à ma place »

« Il m’oblige à lui téléphoner plusieurs fois par jour ».

« Il change mes mots de passe et ne me dit rien ».

 

 

! Les femmes victimes de violences de la part de leur partenaire intime ont une probabilité :

- deux fois plus élevée de connaître des problèmes de consommation d’alcool, de dépressions et de recours à l’avortement ;

- quatre fois et demi plus élevée de se suicider

 

Pour en parler, être conseillée et accompagnée, vous pouvez contacter des associations présentes en Guyane (information et suivi gratuits et confidentiels) :

 

  • L’Arbre Fromager

0594 38 05 05 – [email protected]

  • L’AGAV-CIDFF

Association Guyanaise d’Aide aux Victimes, aux Femmes et Familles

0594  35 48 72 – [email protected]

  • 973AAVIP

Association d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales

0594 27 35 06 – [email protected]

Ou le 3919 : numéro d’écoute national pour les femmes victimes de violences

https://arretonslesviolences.gouv.fr/


DISPOSITIF D'ACCUEIL DE JOUR SPÉCIALISÉ - VICTIMES DE VIOLENCES

L'équipe pluridisciplinaire (juristes, médiateur social, psychologue) est spécialisée et nous proposons au sein de l'accueil de jour :
- des groupes de paroles1 groupe pour les victimes de violences conjugales et familiales et 1 groupe pour les victimes de violences sexuelles et leurs proches (par exemple : parents de victime)
- des ateliers collectifsbien-être, estime de soi, art thérapie, couture ;
- un accompagnement juridique (informations sur les droits, mise en place de dispositifs légaux de protection, plainte, prise en charge tout au long de la procédure, recouvrement des indemnisations, etc.)
- un soutien psychologique (prise en charge individuelle) ;
- un espace convivial où les personnes peuvent passer du temps avec ou sans enfants, en dehors du domicile, pour préparer la sortie des violences.
Horaires d'ouverture : lundi au vendredi de 8h à 12h et 14h à 17h (fermé le vendredi après-midi)

 

Lien : Dépliant AGAV-CIDFF

Lien : Accueil de jour victimes - AGAV CIDFF

 

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